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Article sur la Tribune Bulletin Côte d'Azur du 1er octobre 2010 : L'écorce et la sève
★★★ Menteurs, tricheurs, paresseux… L'Europe n'a pas tari d'éloges sur les Grecs au moment de la quasi faillite de leur Etat. Et sans doute y a-t-il des escrocs et des profiteurs, complices par exemple des architectes et promoteurs, anglais ou allemands, pour défigurer les littoraux, comme s'en plaint l'auteur. Mais il est d'autres Grecs, pauvres, humbles, attachés à leur terre et à leurs traditions. C'est parmi ceux-là, et comme avant elle, Michel Déon, que Véronique Boureau di Vetta a acquis une maison de village à Péra Mélana. A l'écart dans le Péloponnèse et difficile à situer sur une mauvaise carte en grec datant de 1930 (bravo l'éditeur !), la petite contrée de Tsakonie vit au rythme ralenti d'une agriculture déclinante mais toujours saine. Un monde bien distinct de celui de cette artiste peintre parisienne, mais où elle s'est glissée avec simplicité et chaleur. Elle en rapporte une mosaïque de faits et gestes d'un quotidien où l'hospitalité, l'entraide, la générosité ne fleurissent pas les seuls discours politiques et rééquilibrent méchancetés comme pratiques superstitieuses, où les cultes ancestraux combinent la pompe orthodoxe aux invocations d'Apollon. Un passeport pour une Grèce qui se mérite. AB
A la suite de cet article, j'ai lu ce livre. Je suis tout à fait d'accord avec cette critique élogieuse et ne peux m'empêcher, compte tenu du contexte politique mondial actuel, à vous inviter à le partager.
Note: [5 sur 5 Etoiles!] |
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